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Quelle Trésorerie

Baisse d’activité de 20 % : combien de temps tenez-vous ?

Pour qui : Votre activité ralentit, et vous voulez savoir combien de temps votre trésorerie tient.

Calculez vos semaines d’autonomie : solde au-dessus du seuil, divisé par ce que vous perdez chaque semaine. Dans notre cas fictif, 40 000 € au-dessus du seuil ÷ 3 200 € donnent 12,5 semaines. Le plan daté montre, lui, une rupture en semaine 16 à cause de la date de paie.

Retirez ensuite votre délai pour réduire les charges. À 8 semaines, la décision tombe fin décembre, alors que le compte affiche encore 34 400 €.

Notre avis

Calculez vos semaines d’autonomie plutôt qu’un pourcentage, puis retirez le temps qu’il vous faut pour réduire vos charges : ce résultat est votre date de décision.

Pourquoi

  • Les charges fixes décident : la même baisse consomme le solde très vite ou pas du tout selon votre structure de coûts.
  • Une moyenne hebdomadaire donne une estimation, le plan daté donne la vraie semaine de rupture.
  • Réduire des charges demande du temps, et ce délai se soustrait de l’autonomie.

Ce qui change le choix

Des charges variables à 80 %, ou une baisse connue et datée, comme une saison ou un chantier reporté.

La formule, puis la vraie date

Exemple fictif : une PME encaisse 40 000 € par semaine. Coûts variables de 35 %, soit 14 000 €. Charges fixes de 24 000 € par semaine en moyenne, dont une paie de 40 000 € toutes les 4 semaines et 14 000 € par semaine pour le reste. Elle gagne 2 000 € par semaine. Solde de 60 000 € le 9 novembre 2026, seuil de 20 000 €.

Les encaissements baissent de 20 %, à 32 000 €. Les coûts variables tombent à 11 200 €. Le résultat devient 32 000 − 11 200 − 24 000 = −3 200 € par semaine. Rapportée au plan, la paie crée des paliers : les semaines ordinaires gagnent 6 800 €, celles de la paie perdent 33 200 €. Montants sans TVA, pour lisibilité.

Exemple fictif, en euros, baisse constatée dès S1
SemaineEncaisséCoûts variablesAutres charges fixesPaieSolde fin
S1 (9 au 15 nov.)32 00011 20014 000066 800
S2 (16 au 22 nov.)32 00011 20014 000073 600
S3 (23 au 29 nov.)32 00011 20014 000080 400
S4 (30 nov. au 6 déc.)32 00011 20014 00040 00047 200
S5 (7 au 13 déc.)32 00011 20014 000054 000
S6 (14 au 20 déc.)32 00011 20014 000060 800
S7 (21 au 27 déc.)32 00011 20014 000067 600
S8 (28 déc. au 3 janv.)32 00011 20014 00040 00034 400
S9 (4 au 10 janv.)32 00011 20014 000041 200
S10 (11 au 17 janv.)32 00011 20014 000048 000
S11 (18 au 24 janv.)32 00011 20014 000054 800
S12 (25 au 31 janv.)32 00011 20014 00040 00021 600
S13 (1er au 7 févr.)32 00011 20014 000028 400

Lire la rupture

Le point bas des 13 semaines est de 21 600 € en semaine 12, juste au-dessus du seuil. La moyenne annonçait une rupture autour de la semaine 13 : la semaine 13 finit pourtant à 28 400 €. La paie suivante, en semaine 16 (22 au 28 février 2027), laisse 8 800 €. C’est la vraie date, et elle diffère de la moyenne parce que la paie tombe par palier.

Si vous mettez 8 semaines à réduire vos charges, la décision se prend en semaine 8, du 28 décembre au 3 janvier. Le compte y affiche 34 400 € : rien n’alerte, sauf cette soustraction.

Vos charges fixes font toute la différence

Nous reprenons la même PME et la même baisse, en changeant seulement la part variable, avec le même gain de 2 000 € par semaine avant la baisse. L’autonomie varie de 9 semaines à l’absence de rupture. Refaites cette ligne avec vos propres coûts.

Baisse de 20 %, solde de 40 000 € au-dessus du seuil, exemple fictif
Coûts variablesCharges fixes par semaineRésultat par semaine après la baisseAutonomie moyenne
20 %30 000−4 4009,1 semaines
35 %24 000−3 20012,5 semaines
60 %14 000−1 20033,3 semaines
80 %6 000+400Pas de rupture

Passé la date de décision

Agissez d’abord sur ce qui se coupe vite, puis sur le reste. Si la baisse est plus durable que votre autonomie, parlez à votre banque avant la rupture, et non après. Si vos dettes échues ne peuvent plus être payées avec votre actif disponible, vous entrez dans une autre logique : l’ouverture d’une procédure doit être demandée dans les 45 jours, sauf conciliation demandée dans ce délai. Un dispositif public peut alors aider, comme l’échéancier Urssaf ou la conciliation.

Ce qui inverse l’avis : une structure très variable. À 80 % de coûts variables, la baisse de 20 % ne consomme pas le solde dans cet exemple. La question porte alors sur la marge. Une baisse connue et datée, comme une saison ou un chantier reporté, se place directement au plan à ses semaines. La moyenne n’apporte alors rien.

Limites de cette page

L’exemple est inventé, et la baisse y arrive d’un coup. En B2B, elle se voit sur le compte après le délai de paiement, ce qui retarde le signal de quelques semaines. Nous n’avons pas lu le régime de l’activité partielle pour cette page : voyez votre conseil si vous l’envisagez.

Prochaine action

Calculez aujourd’hui votre résultat hebdomadaire avec une baisse de 20 % et vos vrais coûts fixes. Divisez votre solde au-dessus du seuil par ce montant, puis placez vos paies dans le plan pour trouver la vraie semaine. Retirez votre délai de réduction des charges et notez cette date. Si vos coûts sont très variables, gardez ce calcul en réserve. Si vos dettes échues ne peuvent plus être payées, passez au guide sur les difficultés graves.

Preuves et sources

Calcul de la rédaction du 5 novembre 2026, avec un renvoi aux règles lues sur la cessation des paiements et les dispositifs publics. L’activité partielle n’a pas été lue pour cette page.

Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode

  • Notre avis. Calculez vos semaines d’autonomie plutôt qu’un pourcentage, puis retirez le temps nécessaire pour réduire vos charges.

    Portée : PME

    Réserve : Avis de la rédaction, sans conseil individuel.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif, une baisse de 20 % donne −3 200 € par semaine, 12,5 semaines d’autonomie moyenne, et une rupture réelle en semaine 16 à 8 800 €.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Simulation, sans résultat réel.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Notre calcul ou déduction. Selon la part de coûts variables, le même modèle donne 9,1, 12,5 ou 33,3 semaines d’autonomie moyenne, ou aucune rupture à 80 %.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Simulation, sans résultat réel.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Le débiteur doit demander l’ouverture du redressement au plus tard dans les 45 jours suivant la cessation des paiements, sauf conciliation demandée dans ce délai.

    Portée : Débiteurs concernés

    Réserve : Fiche vérifiée en janvier 2025.

  • Fait lu. La conciliation est ouverte aux entreprises qui ne sont pas en cessation des paiements ou qui le sont depuis moins de 45 jours.

    Portée : Entreprises en difficulté

    Réserve : Renvoi, sans conseil de procédure.

  • Fait lu. L’Urssaf peut accorder un échéancier de 12 mois au plus, à condition d’avoir transmis la DSN et réglé la totalité des cotisations salariales.

    Portée : Employeurs

    Réserve : Renvoi vers l’Urssaf.