Perdre 30 % du chiffre d’affaires : le scénario à faire maintenant
Pour qui : Un client pèse lourd dans votre chiffre d’affaires, rien n’indique son départ, et vous n’avez jamais chiffré ce cas.
Faites ce scénario quand tout va bien : il donne une date limite de décision. Dans notre cas fictif, le client part le 31 janvier 2027. Le compte monte encore jusqu’en mars, et le seuil casse en septembre. La décision de réduire les charges doit être prise fin mai au plus tard.
Le piège se voit sur le relevé : pendant 2 mois, tout semble aller mieux, car le client perdu paie ses dernières factures, alors que vos coûts variables ont déjà baissé.
Notre avis
Faites ce scénario quand tout va bien : il vous donne une date limite de décision, et cette date arrive alors que le compte reste loin au-dessus du seuil.
Pourquoi
- Les dernières factures du client perdu rentrent encore pendant quelques semaines : le compte monte alors que l’activité a chuté.
- Réduire des charges fixes prend du temps, et ce délai fixe la date limite.
- Calculer à froid évite de découvrir le calcul au moment où il est trop tard pour agir.
Ce qui change le choix
Un portefeuille dispersé, ou un préavis contractuel long qui repousse le début du calcul.
Un départ fictif au 31 janvier 2027
Exemple fictif : une PME facture 100 000 € HT par mois, payés à 60 jours, dont 30 000 € par un seul client. Coûts variables : 40 % du chiffre d’affaires. Charges fixes : 58 000 € par mois. Elle dégage donc 2 000 € par mois, et dispose de 80 000 € le 31 janvier 2027, avec un seuil de 20 000 €. Le client s’en va, sans préavis pour le calcul. Ses factures de décembre et de janvier rentrent en février et en mars. Les coûts variables tombent tout de suite à 28 000 €. Montants HT.
| Mois | Solde début | Encaissé | Coûts variables | Charges fixes | Solde fin |
|---|---|---|---|---|---|
| Février 2027 | 80 000 | 100 000 | 28 000 | 58 000 | 94 000 |
| Mars | 94 000 | 100 000 | 28 000 | 58 000 | 108 000 |
| Avril | 108 000 | 70 000 | 28 000 | 58 000 | 92 000 |
| Mai | 92 000 | 70 000 | 28 000 | 58 000 | 76 000 |
| Juin | 76 000 | 70 000 | 28 000 | 58 000 | 60 000 |
| Juillet | 60 000 | 70 000 | 28 000 | 58 000 | 44 000 |
| Août | 44 000 | 70 000 | 28 000 | 58 000 | 28 000 |
| Septembre | 28 000 | 70 000 | 28 000 | 58 000 | 12 000 |
Remonter de la rupture à la décision
Le solde culmine à 108 000 € en mars. Il perd ensuite 16 000 € par mois et passe sous le seuil en septembre, à 12 000 €. Fin août, il reste 28 000 €.
Pour arrêter la baisse, il faut retirer 16 000 € de charges fixes par mois. Supposons que cela prenne 3 mois une fois décidé, entre préavis, négociation et résiliation : c’est notre hypothèse, à remplacer par vos délais. Ces économies doivent jouer au 1er septembre. La décision tombe donc fin mai au plus tard. Passé cette date, chaque mois de retard coûte 16 000 € de solde. Fin mai, le compte affiche 76 000 € et rien n’alerte, sauf ce calcul.
Refaites-le à votre taille de client
Remplacez la part du client. Le même modèle donne les dates suivantes. Une part de 10 % laisse près de 2 ans. Une part de 50 % ne laisse que 6 mois, avec une décision à prendre presque aussitôt.
| Part du client perdu | Baisse mensuelle, après les dernières factures | Premier mois sous le seuil |
|---|---|---|
| 10 % | 4 000 | octobre 2028 |
| 20 % | 10 000 | décembre 2027 |
| 30 % | 16 000 | septembre 2027 |
| 50 % | 28 000 | juillet 2027 |
Le préavis et la dispersion
Si le contrat impose un préavis, décalez tout le calcul d’autant. N’inscrivez aucune indemnité de rupture au plan : une somme que vous n’avez pas encore obtenue ne paie aucune échéance. Ce qui inverse l’avis : un portefeuille où aucun client ne dépasse 10 %. Faites le calcul une fois, notez la date, et revenez-y seulement si une part grimpe.
Limites de cette page
Marge, délais et rythme de réduction des charges sont inventés. Nous n’avons pas lu l’article du code de commerce sur la rupture brutale : si un client important vous quitte sans préavis, voyez un conseil. Les coûts de réduction, comme un licenciement ou une résiliation, ne figurent pas dans le tableau et s’ajoutent au calcul réel.
Prochaine action
Cette semaine, prenez votre plus gros client et refaites ce tableau avec vos chiffres. Notez le mois de passage sous le seuil, retirez votre délai réel de réduction des charges et inscrivez cette date dans votre agenda. Si la part de ce client reste sous 10 %, gardez seulement le calcul de cette date.
Preuves et sources
Calcul de la rédaction du 5 novembre 2026. Le régime de la rupture brutale des relations commerciales n’a pas été lu pour cette page.
Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode
Notre avis. Faites le scénario de perte d’un gros client quand tout va bien : il donne une date limite de décision, qui arrive alors que le compte reste loin au-dessus du seuil.
Portée : PME dépendantes d’un client
Réserve : Avis de la rédaction, sans conseil individuel.
Daté du 5 novembre 2026.
Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif, la perte de 30 000 € de facturation mensuelle mène à 108 000 € en mars puis à 12 000 € en septembre, et une réduction de charges fixes prenant 3 mois doit être décidée fin mai.
Portée : Société fictive
Réserve : Simulation, sans résultat réel. Délai de 3 mois supposé.
Daté du 5 novembre 2026.
Notre calcul ou déduction. Les dates de passage sous le seuil selon la part du client sont calculées avec le même modèle fictif, à marge et charges constantes.
Portée : Société fictive
Réserve : Simulation, sans résultat réel.
Daté du 5 novembre 2026.