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Quelle Trésorerie

Lire une balance âgée pour décider quoi relancer

Pour qui : Vous dirigez une PME et votre comptable vous remet une balance âgée. Vous voulez savoir qui appeler et ce qui reste crédible dans le plan.

Sortez d’abord les factures en litige. Appelez ensuite le plus gros montant échu, et passez à l’écrit au-delà de 90 jours. Les petits montants récents peuvent attendre un courriel.

Une balance âgée, c’est la liste de vos factures impayées classées par ancienneté depuis l’échéance. Lue ainsi, elle vous dit qui appeler lundi et combien retirer du plan. Le tri par date d’échéance vous ferait commencer par la plus vieille facture, même minuscule.

Notre avis

Lisez-la de gauche à droite pour le risque, puis triez-la par montant. Sortez les litiges, appelez le plus gros montant échu, et passez à l’écrit au-delà de 90 jours.

Pourquoi

  • Une balance âgée classe les factures impayées par ancienneté depuis l’échéance : vous voyez tout de suite ce qui est échu.
  • Une relance par ordre d’échéance traite d’abord les plus vieux montants, même minimes.
  • Chaque tranche change aussi ce que vous gardez au plan.

Ce qui change le choix

Moins d’une dizaine de factures ouvertes : gardez une liste, la balance ne vous apprendra rien.

L’ordre à suivre

  1. Sortir les factures en litige
  2. Appeler le plus gros montant échu
  3. Écrire au-delà de 90 jours
  4. Laisser le courriel aux petits montants

Une balance, cinq décisions

Exemple fictif : une balance au 5 novembre 2026, inventée pour le calcul et réduite à cinq clients. La facture du client D est contestée.

Exemple fictif : balance âgée au 5 novembre 2026, en euros
ClientNon échu1 à 30 j31 à 60 j61 à 90 jPlus de 90 jTotal
A30 00012 00042 000
B18 00018 000
C3 0003 000
D, litige9 0009 000
E6 0006 000
Total30 00015 00018 0009 0006 00078 000
Exemple fictif : l’ordre retenu
OrdreClientActionEffet sur le plan
1DTraiter le litige, sans relanceRetirer 9 000 €
2BPremier appel : 18 000 € échusDater à la promesse obtenue
3AAppel sur 12 000 €, parler aussi des 30 000 € à venirGarder au délai habituel
4EÉcrit avant tout nouvel appelRetirer 6 000 €
5CCourriel de rappelGarder au délai habituel

Le résultat dans le plan

Le total dû est de 78 000 €, dont 48 000 € échus. Après retrait du litige et de la créance de plus de 90 jours, 63 000 € restent au plan : 78 000 - 9 000 - 6 000. L’écart de 15 000 € se voit dès la lecture, avant tout appel. Replacez ces 63 000 € à leur date probable, sans laisser aucune facture échue à une date passée.

Trois erreurs de lecture

Une balance tirée d’une comptabilité en retard montre comme impayées des factures déjà encaissées : vérifiez le lettrage, c’est-à-dire le rapprochement entre paiements et factures, avant d’appeler. Calculez l’ancienneté depuis l’échéance et non depuis la date de facture, sinon un client à 60 jours paraît toujours en retard. Enfin, regardez le total par client : le client A cumule 42 000 €, ce qui justifie de lui parler avant que ses 30 000 € arrivent à échéance.

Si votre société présente déjà ces tranches

Le rapport de gestion d’une société concernée présente aussi les factures clients échues par tranches de retard, selon l’article D441-6 du code de commerce. Ce tableau reste global, arrêté à la clôture, et la balance doit rester nominative pour servir aux relances.

Limites de cette page

Les seuils et l’ordre sont notre méthode, sans étude pour les appuyer. Les 90 jours servent de filet pour une balance ouverte sans calendrier de relance. Si vous en tenez un, la décision d’écrire arrive dès J+30, après deux relances restées sans date. L’exemple est fictif. Une comptabilité tenue une fois par trimestre rend cette lecture trop tardive : demandez alors un export à jour, ou tenez la liste vous-même.

Prochaine action

Lundi, demandez une balance à jour et vérifiez qu’elle est lettrée. Sortez les litiges, faites le premier appel sur le plus gros montant échu, et rédigez l’écrit pour ce qui dépasse 90 jours, ou dès J+30 si vous tenez un calendrier de relance. Retirez ces montants du plan le jour même. Avec peu de factures, travaillez sur votre liste.

Preuves et sources

Lu le 5 novembre 2026 : article D441-6 du code de commerce dans le texte intégral diffusé par droit.org (édition du 27 octobre 2026), pour le principe des tranches de retard. Le reste de la page est notre méthode.

Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode

  • Fait lu. L’article D441-6 du code de commerce impose de présenter dans le rapport de gestion les factures clients échues et non réglées à la clôture, ventilées par tranches de retard, pour l’application de L441-14.

    Portée : Sociétés visées par L441-14, version en vigueur depuis le 27 février 2021

    Réserve : Texte intégral lu sur la reproduction droit.org, édition du 27 octobre 2026 ; II et III confirmés sur Légifrance le 5 novembre 2026.

  • Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif, le total dû de 78 000 € comprend 48 000 € échus ; le retrait de 9 000 € en litige et de 6 000 € à plus de 90 jours laisse 63 000 € au plan.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Simulation, sans résultat réel.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Notre méthode. La méthode proposée sort d’abord les litiges, appelle le plus gros montant échu, puis passe à l’écrit au-delà de 90 jours.

    Portée : PME

    Réserve : Seuil de 90 jours proposé par la rédaction, sans étude ; il sert de filet sans calendrier de relance.

    Daté du 5 novembre 2026.