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Quelle Trésorerie

Congés d’été : la paie continue, le creux arrive à la rentrée

Pour qui : Votre activité ralentit en août. Les salaires continuent de partir, et vous voulez voir où tombe vraiment le creux.

Dans notre cas fictif, le compte culmine à 85 000 € fin août, puis tombe à 7 800 € le 3 octobre. Sur les 62 200 € d’écart avec un été sans baisse, 58 000 € viennent des encaissements absents. Les surcoûts de paie et de remplacement n’en pèsent que 4 200 €.

Regarder août seulement donne la mauvaise conclusion.

Notre avis

Votre paie ne baisse pas pendant les congés : l’indemnité sort à la date habituelle. Le creux vient des factures non émises en août, qui manquent à l’encaissement en septembre et en octobre. Préparez-le en juin.

Pourquoi

  • La règle du paiement est simple : l’indemnité est versée à la date habituelle du salaire.
  • Le décalage entre facturation et encaissement déplace le creux d’un à deux mois après les départs.
  • Sur la paie, les surcoûts à prévoir viennent de la comparaison des deux méthodes de calcul et des remplacements.

Ce qui change le choix

Une affiliation à une caisse de congés, une fermeture plus longue que les congés légaux, ou des clients qui paient comptant.

Les règles qui jouent sur le compte

Les congés se prennent dans une période qui comprend, dans tous les cas, le 1er mai au 31 octobre (code du travail, article L3141-13). L’indemnité vaut le plus avantageux de deux calculs : 1/10e de la rémunération brute de la période de référence, ou maintien du salaire. Elle se verse à la date habituelle de paiement du salaire.

Deux exceptions changent votre ligne. Dans le BTP et d’autres secteurs désignés par décret, l’article L3141-32 impose l’affiliation à une caisse : l’article D3141-12 lui confie le service des congés pour les entreprises concernées. Si votre établissement ferme plus longtemps que les congés légaux, l’article L3141-31 ajoute une indemnité pour chaque jour ouvrable en plus.

Le cas de l’été 2027

Exemple fictif : un bureau d’études de 16 salariés, facturé à 30 jours. Paie nette de 40 000 €, versée en fin de mois, cotisations et prélèvement à la source de 26 000 €, au 16 août puisque le 15 tombe un dimanche férié, puis au 15 septembre. Solde le 26 juillet : 52 000 €. Seuil d’alerte choisi : 15 000 €. Il vaut pour cet exemple, et le vôtre se calcule avec notre page sur le seuil.

Août comporte deux surcoûts supposés, payés avec la paie du 31 août. Le premier : 1 200 € d’écart entre le maintien et le 1/10e pour des salariés à part variable. Le second : 3 000 € de remplacement. La TVA est placée par hypothèse, car les fenêtres de 2027 ne sont pas publiées dans ce que nous avons lu.

Exemple fictif, montants en euros
Semaine 2027EncaisséFournisseurs et loyerPaieUrssaf et PASTVASolde
S1 (26 juil. au 1er août)38 00012 00040 0000038 000
S2 (2 au 8 août)34 00010 00000062 000
S3 (9 au 15 août)30 00010 00000082 000
S4 (16 au 22 août)32 00010 000026 0009 00069 000
S5 (23 au 29 août)26 00010 00000085 000
S6 (30 août au 5 sept.)20 00012 00044 2000048 800
S7 (6 au 12 sept.)14 00010 00000052 800
S8 (13 au 19 sept.)16 00010 000026 000032 800
S9 (20 au 26 sept.)18 00010 000005 00035 800
S10 (27 sept. au 3 oct.)24 00012 00040 000007 800

Lire le creux au bon endroit

Sans baisse de facturation ni surcoût, avec 30 000 € encaissés chaque semaine de S6 à S10 (150 000 € au lieu des 92 000 € du tableau), le solde finirait à 70 000 € le 3 octobre. L’écart de 62 200 € se décompose ainsi : 58 000 € d’encaissements absents entre fin août et début octobre, 3 000 € de remplacement et 1 200 € d’écart entre le maintien de salaire et le 1/10e. Les congés coûtent peu en paie. Le vrai coût est la facturation qui manque, quelques semaines plus tard.

Le plan passe sous le seuil la dernière semaine de septembre, avec 7 800 €, soit 7 200 € sous votre limite. Les décisions se prennent donc en juin et en juillet : facturer les prestations terminées avant les départs, demander un acompte sur les missions de septembre, reporter un achat de la fin de l’été.

Si vous êtes affilié à une caisse

En principe, la ligne « Paie » baisse alors du montant des congés, et une cotisation à la caisse apparaît. Nous n’avons pas lu la périodicité ni le taux de ces appels dans un texte général. Reprenez les dates sur l’appel de votre caisse : c’est lui, et non notre tableau, qui se place au plan. La période de référence change aussi : du 1er avril de l’année précédente au 31 mars de l’année en cours.

Limites de cette page

Le cas repose sur des montants inventés et sur une TVA placée par hypothèse. L’écart entre le maintien de salaire et le calcul au 1/10e dépend de la part variable et se calcule salarié par salarié. Le fonctionnement détaillé des caisses (appels, indemnités) n’a pas été lu dans une source publique complète.

Prochaine action

Reprenez la facturation de votre dernier mois d’août et le délai de paiement de vos clients, puis écrivez le creux qui en découle sur le plan de l’été prochain. Fixez en juin ce que vous facturerez avant les départs. Si vous cotisez à une caisse de congés, remplacez la ligne congés par ses appels.

Preuves et sources

Lu le 5 novembre 2026 : fiche du Code du travail numérique sur l’indemnité de congés payés, articles L3141-13, L3141-31, L3141-32 et D3141-12 du code du travail, fiche F2258 de Service-public, pages de l’Urssaf sur le paiement des cotisations.

Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode

  • Fait lu. Les congés payés sont pris dans une période qui comprend dans tous les cas la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année, selon l’article L3141-13 du code du travail.

    Portée : Salariés du secteur privé

    Réserve : Texte mis à jour le 10 août 2016.

  • Fait lu. L’indemnité de congés payés vaut le plus avantageux du 1/10e de la rémunération brute de la période de référence ou du maintien de salaire, et elle est versée à la date habituelle de paiement du salaire.

    Portée : Salariés du secteur privé

    Réserve : Fiche non datée.

  • Fait lu. Dans les entreprises relevant des conventions du bâtiment et des travaux publics, le service des congés est assuré par des caisses, auxquelles les employeurs concernés s’affilient obligatoirement.

    Portée : BTP et secteurs désignés par décret

    Réserve : Exception d’activité principale prévue au D3141-12. Périodicité des appels non lue.

  • Fait lu. Si un établissement ferme pendant un nombre de jours dépassant la durée des congés légaux annuels, l’employeur verse pour les jours ouvrables excédentaires une indemnité qui ne peut être inférieure à l’indemnité journalière de congés.

    Portée : Fermetures d’établissement

    Réserve : Texte mis à jour le 10 août 2016.

  • Fait lu. Pour les entreprises affiliées à une caisse, la période de référence va du 1er avril de l’année précédente au 31 mars de l’année en cours.

    Portée : Entreprises affiliées

    Réserve : Service-public, lu le 5 novembre 2026.

  • Notre calcul ou déduction. Quand le 15 du mois tombe un jour non ouvré, le délai de DSN, la déclaration sociale nominative transmise chaque mois, se prolonge au jour ouvrable suivant : le 15 août 2027, dimanche férié, porte l’échéance au 16 août pour les employeurs concernés.

    Portée : Moins de 50 salariés

    Réserve : Calendrier 2027 non publié dans ce qui a été lu.

  • Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif, le solde passe de 85 000 € le 29 août à 7 800 € le 3 octobre ; 62 200 € d’écart se décomposent en 58 000 € d’encaissements absents, 3 000 € de remplacement et 1 200 € d’écart entre le maintien de salaire et le 1/10e.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Simulation.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Notre avis. Le creux d’été se prépare en juin, car il vient de la facturation absente plus que de la paie.

    Portée : PME de services

    Réserve : Avis de la rédaction, sans mesure sectorielle.

    Daté du 5 novembre 2026.