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Quelle Trésorerie

Rentabiliser un outil de relance : le calcul

Pour qui : Vous tenez les finances d’une PME. Un éditeur vous promet des encaissements plus rapides, et vous voulez savoir combien de jours il faudrait gagner pour couvrir son prix.

Un outil de relance se rentabilise par le portage au-delà d’un seuil de jours gagnés, et ce seuil se calcule : prix annuel × 365 ÷ (montant encaissé par an × coût de portage annuel).

Dans notre exemple fictif, il faut gagner 5,46 jours en moyenne sur toute la facturation pour couvrir 2 695 € HT par an. Si ce chiffre vous paraît hors d’atteinte, le portage ne justifie pas l’achat.

Si vous n’avez ni découvert ni placement possible, votre coût de portage est nul et ce calcul ne prouvera rien. Le coût de portage est ce que vous coûte chaque euro attendu : le taux de votre découvert, ou ce que rapporterait l’argent s’il était là.

Notre avis

Calculez le seuil avant toute démonstration. Dans notre exemple fictif, 5,46 jours gagnés sur toute la facturation couvrent 2 695 € HT par an.

Pourquoi

  • Une seule hypothèse, le coût de portage, fait passer ce seuil de 3,28 à 10,93 jours.
  • L’argent libéré n’arrive qu’une fois : seul son coût annuel se compare à un abonnement.
  • Les résultats publiés par les éditeurs ne disent rien de vos clients. Ils restent donc hors du calcul.

Ce qui change le choix

Un découvert régulier ou un montant facturé élevé abaisse le seuil. Une trésorerie excédentaire qui dort le fait disparaître.

L’ordre à suivre

  1. Établir votre coût de portage réel
  2. Calculer le seuil de jours à gagner
  3. Comparer ce seuil au retard que vous pouvez réduire
  4. Décider, ou chercher une autre justification si le portage est nul

Exemple fictif : le calcul complet

Exemple fictif : une PME encaisse 3 000 000 € par an, TTC, puisque la banque reçoit le TTC. Son coût de portage est fixé à 6 % par an pour le calcul. Ce taux est une hypothèse, sans valeur de référence : prenez le vôtre. L’outil coûte 2 695 € HT par an, soit le prix annuel affiché par LeanPay pour son offre PME, hors mise en place.

Un jour de facturation représente 3 000 000 ÷ 365 = 8 219 €. Un jour gagné libère donc 8 219 € une seule fois, et cette somme économise 8 219 × 6 % = 493 € de portage par an. Le seuil vaut 2 695 ÷ 493,15 = 5,46 jours.

Exemple fictif : jours gagnés supposés, à 6 % de portage et 2 695 € HT par an
Jours gagnés supposésTrésorerie libérée une foisPortage économisé par anRésultat annuel
216 438 €986 €− 1 709 €
541 096 €2 466 €− 229 €
1082 192 €4 932 €+ 2 237 €

Une hypothèse déplace tout

Refaites la ligne avec vos propres valeurs. Le même prix donne des seuils très éloignés. Avec un prix de 2 340 € par an, soit 195 € × 12 chez Aston AI pour son offre PME en paiement annuel, taxes non précisées, le seuil de l’exemple tombe à 4,75 jours.

Exemple fictif : seuil de jours à gagner pour 2 695 € HT par an
Encaissé par anPortageCalculSeuil
3 000 000 €3 %2 695 × 365 ÷ 90 00010,93 jours
3 000 000 €6 %2 695 × 365 ÷ 180 0005,46 jours
3 000 000 €10 %2 695 × 365 ÷ 300 0003,28 jours
1 000 000 €6 %2 695 × 365 ÷ 60 00016,39 jours
10 000 000 €6 %2 695 × 365 ÷ 600 0001,64 jour
3 000 000 €0 %Division impossibleAucun seuil

Le piège de la moyenne

Le seuil porte sur toute la facturation. Or une relance n’agit que sur les factures payées en retard. Supposons, toujours dans l’exemple, que ces factures pèsent 40 % des montants. Gagner 5,46 jours sur l’ensemble revient à gagner 5,46 ÷ 0,4 = 13,65 jours sur ces seules factures. Posez-vous la question sous cette forme, à partir de votre balance âgée : pouvez-vous raccourcir de 13,65 jours les retards réellement constatés ?

Les résultats annoncés restent dehors

Les pages d’éditeurs affichent des baisses de délai de paiement et des témoignages de clients. Nous n’en reprenons aucun dans ce calcul, faute de méthode, de période et de groupe de comparaison lus. En démonstration, demandez plutôt une mesure sur vos propres comptes, avant et après, avec le détail des clients retirés du calcul.

Limites de cette page

Le calcul compte le portage seul. Il ignore la mise en place, le temps de relance gagné et les impayés évités, faute de mesure. Le prix de LeanPay est un prix « à partir de », et son offre PME prévoit 1 000 factures importées par mois. Les 40 % et les 6 % sont des hypothèses. Remplacez-les avant de décider.

Prochaine action

Relevez le taux de votre découvert ou ce que rapporterait un excédent, votre encaissé annuel et la part de vos montants payée en retard. Calculez le seuil avec le prix du devis, puis ramenez-le à vos seules factures en retard. Si votre coût de portage est nul, écartez ce calcul et jugez l’outil sur le temps qu’il libère.

Preuves et sources

Lu le 5 novembre 2026 : grilles tarifaires de LeanPay et d’Aston AI.

Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode

  • Notre méthode. Le seuil de jours à gagner pour rentabiliser un outil de relance par le portage vaut : prix annuel × 365 ÷ (montant encaissé par an × coût de portage annuel).

    Portée : PME avec un coût de portage non nul

    Réserve : Ne compte ni le temps de relance ni les impayés évités.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Le 5 novembre 2026, la grille de LeanPay affiche son offre PME, pour moins de 15 M€ de chiffre d’affaires, à partir de 225 € HT par mois en annuel, soit 2 695 € HT par an, avec 1 000 factures importées par mois.

    Portée : Offre PME

    Réserve : Prix « à partir de », sans mise en place.

  • Fait lu. Le 5 novembre 2026, la grille d’Aston AI affiche son offre PME à 195 € par mois en paiement annuel, taxes non précisées, soit 2 340 € par an par multiplication.

    Portée : Moins de 10 M€ de chiffre d’affaires

    Réserve : Taxes non précisées.

  • Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif, 3 000 000 € par an font 8 219 € par jour, soit 493 € de portage annuel par jour gagné à 6 %, et 2 695 € HT par an demandent 5,46 jours gagnés.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Taux et encaissé inventés pour le calcul ; simulation, sans résultat réel.

  • Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif à 6 %, gagner 2, 5 ou 10 jours libère 16 438 €, 41 096 € ou 82 192 € une fois, économise 986 €, 2 466 € ou 4 932 € par an, et laisse un résultat de − 1 709 €, − 229 € ou + 2 237 €.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Jours gagnés supposés, sans aucune mesure.

  • Notre calcul ou déduction. Pour 2 695 € par an, le seuil vaut 10,93 jours à 3 %, 3,28 jours à 10 %, 16,39 jours pour 1 000 000 € encaissés et 1,64 jour pour 10 000 000 € encaissés, les autres valeurs restant celles de l’exemple ; pour 2 340 € par an, il vaut 4,75 jours.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Arrondi à deux décimales.

  • Notre calcul ou déduction. Si les factures en retard pèsent 40 % des montants, gagner 5,46 jours sur l’ensemble revient à gagner 13,65 jours sur ces factures.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Part de 40 % supposée.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Notre avis. Les résultats de délai de paiement publiés par les éditeurs ne sont repris dans aucun calcul de cette page, faute de méthode, de période et de groupe de comparaison lus.

    Portée : Pages d’éditeurs lues

    Réserve : Choix de la rédaction.

    Daté du 5 novembre 2026.