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Quelle Trésorerie

Négoce : quand le stock dicte la trésorerie

Pour qui : Vous dirigez une société de négoce ou de distribution. Vous payez vos fournisseurs avant d’encaisser vos clients, et chaque commande engage la trésorerie des mois suivants.

Exemple fictif : deux lots identiques creusent 180 000 € TTC, mais au mois 4, l’un affiche +50 000 € et l’autre −60 000 €, selon qu’il s’écoule en deux ou en quatre mois. Votre prochain réapprovisionnement dépend de cet écart de 110 000 €.

Tenez donc un plan d’achats par lot à la main, et ne payez un outil que s’il lit vos commandes fournisseurs ou si votre gestion commerciale les lui transmet. Un solde de banque et des factures arrivent après l’engagement. Vous avez besoin de savoir à quelle date le dernier lot vous aura rendu votre argent.

Si votre stock est stable et vos références peu nombreuses, le plan simple suffit, et vous pouvez vous arrêter là.

Notre avis

La décision qui compte est le réapprovisionnement. Choisissez un outil qui lit vos commandes fournisseurs, sinon gardez le plan d’achats à la main.

Pourquoi

  • Une prévision qui lit seulement les factures découvre votre commande quand elle est livrée, trop tard pour la décider.
  • Deux lots identiques creusent autant, mais l’un vous rend votre argent deux mois plus tôt.
  • Vos ventes de biens génèrent de la TVA à la livraison, même si le client paie 45 jours plus tard.

Ce qui change le choix

Un lot plus gros que votre marge de sécurité, ou plusieurs commandes qui se chevauchent chaque mois.

L’ordre à suivre

  1. Plan d’achats par lot tenu à la main
  2. Gestion commerciale qui porte déjà vos commandes et alimente sa propre prévision
  3. Outil connecté lisant l’export de vos commandes fournisseurs

La durée compte plus que la profondeur

Exemple fictif : un grossiste achète un lot à 150 000 € HT, soit 180 000 € TTC avec 20 % de TVA. Il paie à 30 jours. Il revend le lot 200 000 € HT, et ses clients paient deux mois après chaque vente. Le mois 1 est celui du paiement du fournisseur et de la première vente, et les ventes sont réparties à parts égales sur la durée d’écoulement. La TVA déductible de 30 000 € forme un crédit imputé sur la TVA des ventes des mois suivants, due le mois suivant la livraison. Toutes les valeurs sont inventées.

Dans le cas A, le lot s’écoule en deux mois. Dans le cas B, il s’écoule en quatre mois.

Exemple fictif : cumul de trésorerie du lot, en milliers d’euros
MoisA : écoulé en 2 moisB : écoulé en 4 mois
1-180-180
2-180-180
3-70-120
450-60
550-10
65050

Lire le tableau

Le creux est le même : 180 000 € sortis au mois 1, et le crédit de TVA absorbe la TVA des premières ventes. Au mois 4, tout change. A affiche 50 000 € de cumul positif et B reste à 60 000 € sous zéro, soit 110 000 € d’écart. Si le prochain lot doit être commandé ce mois-là, A a récupéré sa mise et 50 000 € de marge pour le payer. B devra trouver l’argent ailleurs.

La bonne question avant une commande est donc : à quelle vitesse le lot précédent s’écoule-t-il réellement ? Relevez cette vitesse lot par lot, dans vos ventes des derniers mois, plutôt que d’appliquer une moyenne générale.

Les deux cas finissent à 50 000 €, soit la marge de 200 000 € moins 150 000 €. Un compte de résultat ne verrait aucune différence.

Une TVA qui part avant le client

Pour les livraisons de biens, l’article 269 du CGI rend la TVA exigible à la réalisation du fait générateur, soit la livraison. Un acompte préalable la rend exigible à son encaissement. Dans le cas A, 20 000 € de TVA deviennent dus avant le premier euro payé par le client. Ici, le crédit de l’achat les absorbe ; sans crédit à imputer, ils quitteraient le compte. Une société de services n’a pas ce décalage tant qu’elle reste sur les encaissements.

L’article 269 est abrogé au 1er janvier 2027, sauf dispositions maintenues. Vérifiez le texte qui le remplace. Une fiche de service-public parle de régime des débits pour les biens : le résultat pratique reste une TVA due sans attendre le paiement, mais faites confirmer le fait générateur à votre comptable si vos livraisons sont étalées.

Le plan d’achats à la main

Une ligne par commande suffit, si vous tenez ces cinq colonnes. Elle se met à jour le jour de la commande, et non à l’arrivée de la facture.

  1. Date de commande, fournisseur, montant TTC. L’engagement entre dans le plan à la commande.
  2. Date de paiement réelle du fournisseur. Elle vient de vos conditions, pas d’une moyenne.
  3. Durée d’écoulement du lot précédent. Mesurée sur vos ventes réelles.
  4. Délai réel de paiement des clients concernés. Pas la date d’échéance.
  5. Mois où le lot redevient positif. Avant cette date, la commande suivante se finance ailleurs.

Quel outil lit vraiment les commandes ?

Exigez un outil qui lit vos commandes fournisseurs. Ce critère reste délicat à vérifier sur les pages publiques. Sellsy annonce pour Sellsy Trésorerie une prévision enrichie par les bons de commande, sous condition de centralisation. Axonaut annonce un calcul depuis les commandes à facturer et les dépenses prévisionnelles, ce qui suppose d’utiliser Axonaut comme gestion complète. Ces deux formulations visent surtout le côté ventes, ou restent ambiguës. Nous n’avons trouvé dans nos relevés aucun outil qui annonce lire un stock ou une couverture de stock.

Agicap et Cashlab annoncent des échanges avec des ERP par API ou SFTP. Si votre ERP porte les commandes fournisseurs, demandez lesquelles de ses tables remontent. Posez cette question exacte à chaque éditeur : une commande fournisseur saisie aujourd’hui, livrée dans six semaines et payée à 30 jours, apparaît-elle dès aujourd’hui dans le prévisionnel, et à quelle date ?

Limites de cette page

Nous n’avons observé aucun outil sur un lot réel. Les durées d’écoulement de l’exemple sont inventées. Le report du crédit de TVA sur les mois suivants varie selon vos dates de livraison et de déclaration.

Prochaine action

Avant votre prochaine commande, calculez le mois où le lot précédent redevient positif. Si ce mois tombe après la date de paiement de la commande envisagée, réduisez-la, décalez-la ou préparez son financement. Si votre stock est stable, gardez un plan simple et ne cherchez pas d’outil. Sinon, avant de payer un outil, faites-lui lire une de vos commandes fournisseurs pendant l’essai.

Preuves et sources

Lu le 5 novembre 2026 : article 269 du CGI, page TVA des professionnels, article L441-10 du code de commerce, documentation de Sellsy Trésorerie et d’Axonaut, pages de connexion d’Agicap et de Cashlab.

Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode

  • Notre avis. Choisissez un outil qui lit vos commandes fournisseurs, sinon gardez le plan d’achats à la main.

    Portée : Négoce et distribution

    Réserve : Avis de la rédaction.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif, les deux cas creusent à 180 000 € TTC, le crédit de TVA étant reporté, et au mois 4 leurs cumuls valent 50 000 € et -60 000 €.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Simulation, crédit de TVA reporté sur les mois suivants.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif, les deux cas finissent à 50 000 €, égaux à 200 000 € de ventes moins 150 000 € d’achats hors taxes.

    Portée : Société fictive

    Réserve : Simulation.

    Daté du 5 novembre 2026.

  • Fait lu. Pour les livraisons de biens, la TVA est exigible à la réalisation du fait générateur, et un acompte préalable la rend exigible à son encaissement.

    Portée : Article 269, 2, a du CGI, en vigueur au 5 novembre 2026

    Réserve : Article abrogé au 1er janvier 2027 sauf dispositions maintenues ; la fiche F31412 emploie le terme de régime des débits.

    • Légifrance : Article 269 du CGI En vigueur depuis le 01/01/2023, abrogation au 01/01/2027 par l'ordonnance n° 2025-1247. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
  • Déclaration de l’éditeur. Sellsy annonce une prévision enrichie par factures, achats, devis, abonnements et bons de commande, les bons de commande sous condition de centralisation.

    Portée : Sellsy Trésorerie

    Réserve : Aide fonctionnelle non lue ; sens précis des bons de commande à confirmer.

  • Déclaration de l’éditeur. Axonaut annonce un calcul automatique sur l’année depuis le restant à encaisser, les commandes à facturer, les dépenses prévisionnelles, la masse salariale et la TVA.

    Portée : Axonaut utilisé comme gestion complète

    Réserve : Aide non lue.

  • Déclaration de l’éditeur. Agicap annonce un échange avec les ERP via API ou SFTP, et Cashlab une API avec les principaux ERP et le SFTP pour les autres.

    Portée : Connexions ERP

    Réserve : Tables remontées non établies.

  • Notre méthode. Une commande fournisseur doit entrer dans le plan le jour où elle est passée.

    Portée : Négoce

    Réserve : Démarche proposée par la rédaction.

    Daté du 5 novembre 2026.