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Quelle Trésorerie

Comment vérifier l’agrément d’un agrégateur

Pour qui : Vous allez connecter vos comptes à un logiciel, ou vous validez cet achat pour une PME. Vous voulez contrôler qui accède aux données bancaires.

Un agrégateur est le prestataire qui lit vos comptes pour un logiciel. Trois gestes font l’essentiel : demandez le nom exact du prestataire, cherchez-le au registre REGAFI de l’ACPR, l’autorité française qui contrôle banques et prestataires de paiement, puis lisez son statut et les services qu’il couvre. Gardez une copie datée.

Nous décrivons ici la procédure sans l’avoir exécutée pour un acteur donné. Les libellés de l’écran peuvent donc différer de nos mots.

Une précision évite une fausse alerte. Un prestataire qui fournit seulement de l’information sur les comptes est enregistré auprès de l’ACPR, il n’est pas agréé au sens strict. Fournir d’autres services de paiement exige un agrément, selon l’article L522-11-2 du Code monétaire et financier.

Notre avis

Demandez le nom exact du prestataire, puis cherchez-le au registre officiel. Un éditeur qui ne donne pas ce nom vous laisse sans contrôle possible : obtenez-le avant de connecter un compte.

Pourquoi

  • L’enregistrement auprès de l’ACPR est obligatoire pour un prestataire d’information sur les comptes en France.
  • Un mot comme « agrément » sur une page commerciale ne dit pas quel statut précis le prestataire détient.
  • Sur huit services relevés, quatre ne nomment pas leur agrégateur dans les pages que nous avons consultées.

Ce qui change le choix

L’éditeur refuse de nommer le prestataire, ou le statut trouvé ne couvre pas le service qu’il vend.

L’ordre à suivre

  1. Obtenir le nom et le statut du prestataire
  2. Chercher au registre REGAFI
  3. Si l’entité est étrangère, chercher au registre de l’Autorité bancaire européenne
  4. Archiver la preuve datée

La procédure

Comptez une vérification par entité de la chaîne : l’éditeur, puis son agrégateur.

  1. Demandez par écrit la raison sociale de l’agrégateur, son pays et son numéro au registre, ainsi que le statut de l’éditeur. Une marque ne suffit pas : il vous faut la société.
  2. Ouvrez regafi.fr, puis l’entrée Rechercher, et saisissez la raison sociale. Si un numéro vous a été donné, cherchez aussi par ce numéro.
  3. Lisez le statut et les services inscrits. L’article 14, 2 de la DSP2, la directive européenne sur les services de paiement, prévoit que le registre recense les services. Le service 8 de l’annexe I est l’information sur les comptes.
  4. Si rien ne ressort, cherchez une entité étrangère au registre de l’Autorité bancaire européenne, prévu à l’article 15. Un prestataire européen agissant en France n’est pas traité par la page ACPR lue.
  5. Demandez à l’éditeur son rôle exact s’il n’apparaît nulle part. L’ACPR indique que l’agent d’un prestataire d’information sur les comptes n’a pas à être enregistré, sauf s’il agit pour un établissement de paiement mandaté pour ce service.
  6. Conservez une capture datée dans le dossier d’achat. Refaites le contrôle au renouvellement du contrat.

Noms relevés chez les éditeurs

Le tableau reprend ce que chaque page dit au 5 novembre 2026. Il ne vaut pas contrôle du registre : ces noms et ces numéros restent à vérifier par vous.

Agrégateur nommé dans les pages lues
ServicePrestataire annoncéÀ faire
OkimiaPowens (« agrément ACPR n° 16948 »), Bridge (« agrément ACPR n° 16918 »)Chercher ces numéros et lire le statut exact
QotidPowensDemander le numéro
Bpifrance en ligneBridgeDemander le numéro
Caisse d’Epargne, Gestion de facturesBridge et Powens pour les banques externesDemander le numéro
Agicap, Cashlab, Zenfirst Tréso, TrezyNous n’avons pas trouvé de nom dans ce que nous avons luDemander le nom et le numéro

Lire une absence sans conclure trop vite

Une absence au registre ne prouve pas une irrégularité : nom commercial différent, entité étrangère, agent non inscrit. Nous n’avons pas non plus établi si un éditeur qui passe par un agrégateur tiers doit détenir un statut. La bonne réaction est une question écrite. Si l’éditeur ne répond pas, ne connectez pas vos comptes et utilisez un import de fichier.

Le futur règlement européen ne change rien à cette procédure au 5 novembre 2026, car il n’est pas encore applicable.

Limites de cette page

Aucune recherche n’a été lancée dans REGAFI ni au registre européen : les statuts des sociétés citées ne sont donc pas confirmés ici. Les chemins d’écran restent à contrôler lors de votre propre recherche.

Prochaine action

Envoyez à l’éditeur la question écrite de la première étape, puis cherchez les noms reçus dans REGAFI. Sans réponse ou sans résultat explicable, gardez un import de fichier le temps d’éclaircir la chaîne. En cas de doute sur le statut, interrogez l’ACPR.

Preuves et sources

Lu le 5 novembre 2026 : DSP2 (articles 14, 15 et 33), Code monétaire et financier (L522-11-2), pages de l’ACPR sur les statuts et les agents, page d’accueil de REGAFI, pages d’éditeurs. Aucune recherche n’a été lancée dans un registre.

Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode