Hausse de prix : quand l’argent arrive vraiment
Pour qui : Vous reprenez vos tarifs parce que vos coûts montent, et vous voulez savoir quand cela se verra sur le compte.
N’inscrivez la hausse au plan qu’à la date où la première facture au nouveau tarif sera payée. À 60 jours, une hausse du 1er janvier se voit en mars, et un budget qui compte la hausse dès janvier surestime le solde de 16 000 € fin juin.
Si vos coûts montent avant, appliquez la hausse plus tôt. Dans notre cas fictif, l’annoncer pour le 1er décembre plutôt que pour le 1er janvier supprime le creux.
Notre avis
N’inscrivez une hausse de prix au plan qu’à la date où la première facture au nouveau tarif sera payée, et appliquez-la au moins votre délai client avant la date où vos hausses de coûts sortent du compte.
Pourquoi
- L’effet suit la date d’application, puis le délai de paiement de vos clients.
- Vos contrats en cours ne changent de prix qu’à leur date de révision.
- Vos fournisseurs ne vous attendent pas : leur hausse sort du compte plus tôt.
Ce qui change le choix
Des clients qui paient comptant, ou une perte de volume qui dépasse le seuil calculé plus bas.
Une hausse de 5 % décidée le 16 novembre
Exemple fictif : une PME facture 100 000 € HT par mois, payés à 60 jours. Elle augmente ses prix de 5 % au 1er janvier 2027. 60 % du chiffre d’affaires suit le nouveau tarif tout de suite, soit 3 000 € de plus par mois. Les 40 % sous contrat changent au renouvellement du 1er avril, soit 2 000 € de plus. Ses fournisseurs montent de 3 000 € par mois dès janvier, payés à 30 jours. Solde de départ : 30 000 €, activité par ailleurs à l’équilibre. Montants HT.
| Mois | Facturé en plus | Encaissé en plus | Coûts en plus | Solde réel | Solde du budget naïf | Solde si hausse au 1er décembre |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Janvier 2027 | 3 000 | 0 | 0 | 30 000 | 35 000 | 30 000 |
| Février | 3 000 | 0 | 3 000 | 27 000 | 37 000 | 30 000 |
| Mars | 3 000 | 3 000 | 3 000 | 27 000 | 39 000 | 30 000 |
| Avril | 5 000 | 3 000 | 3 000 | 27 000 | 41 000 | 30 000 |
| Mai | 5 000 | 3 000 | 3 000 | 27 000 | 43 000 | 30 000 |
| Juin | 5 000 | 5 000 | 3 000 | 29 000 | 45 000 | 32 000 |
| Juillet | 5 000 | 5 000 | 3 000 | 31 000 | 47 000 | 34 000 |
Le trou entre la facture et le compte
Sur janvier à juin, la PME facture 24 000 € de plus et n’en encaisse que 14 000 €. Le point bas réel est de 27 000 €, de février à mai, avant un retour au-dessus de 30 000 € en juillet seulement. Le budget naïf, qui compte 5 000 € de plus dès janvier, affiche 45 000 € en juin pour 29 000 € réels, soit 16 000 € d’écart. Avec un seuil de 28 000 €, ce plan descend dessous pendant 4 mois alors que la décision semble bonne.
La hausse au 1er décembre change tout : les factures de décembre sont payées en février, au moment où sortent les premiers coûts fournisseurs. Le solde ne baisse plus.
Combien de clients pouvez-vous perdre ?
La perte de volume a la même forme, avec le même décalage. Elle n’apparaît sur le compte que 60 jours plus tard. Si vos coûts variables valent 60 % du prix, la marge est de 40 points. Une hausse de 5 % reste gagnante tant que le volume perdu reste sous 5 ÷ (40 + 5), soit 11,1 %. Ce calcul porte sur la marge et il suppose une baisse proportionnelle des coûts variables. Passé ce seuil, la hausse dégrade votre résultat, et vous le découvrirez 60 jours après.
Dater l’annonce à rebours
Prenez la date où vos coûts sortiront du compte. Retirez votre délai réel de paiement client. Vous avez la date d’application au plus tard. Retirez encore le préavis prévu par vos contrats et vos conditions générales : c’est votre date d’annonce.
Ce qui inverse le raisonnement : un paiement comptant. Un commerce de détail voit l’effet dès le lendemain, et son vrai risque devient la baisse de fréquentation. Inscrivez alors l’effet tout de suite, avec une hypothèse de volume.
Limites de cette page
Marge et délais sont inventés. Le préavis dépend de vos contrats, que nous ne pouvons pas lire pour vous. La TVA, collectée puis reversée, reste hors du calcul ; en TTC, le décalage serait le même.
Prochaine action
Relevez la date de sortie de vos prochaines hausses de coûts et le délai réel de paiement de vos clients. Déduisez-en la date d’application. Inscrivez ensuite l’effet au plan à la date du premier paiement au nouveau tarif, ou tout de suite si vos clients paient comptant.
Preuves et sources
Calcul de la rédaction du 5 novembre 2026, sans source externe nécessaire : aucune règle de droit n’est utilisée ici.
Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode
Notre avis. N’inscrivez une hausse de prix au plan qu’à la date où la première facture au nouveau tarif sera payée, et appliquez-la au moins votre délai client avant la date où vos hausses de coûts sortent du compte.
Portée : PME en B2B
Réserve : Avis de la rédaction, sans conseil individuel.
Daté du 5 novembre 2026.
Notre calcul ou déduction. Dans l’exemple fictif, la PME facture 24 000 € de plus de janvier à juin et encaisse 14 000 €, et le solde tombe à 27 000 €. Fin juin, il atteint 29 000 € quand le budget naïf en affiche 45 000 €, soit 16 000 € d’écart.
Portée : Société fictive
Réserve : Simulation, sans résultat réel.
Daté du 5 novembre 2026.
Notre calcul ou déduction. À marge de 40 points, une hausse de 5 % reste gagnante en marge tant que le volume perdu reste sous 5 ÷ 45, soit 11,1 %.
Portée : Coûts variables proportionnels
Réserve : Calcul sur la marge, hors effet sur les coûts fixes.
Daté du 5 novembre 2026.